Comment quitter l’aire de jeux sans que ça tourne à la crise ?

Mes astuces « éducation positive » pour ne pas s’énerver

Aujourd’hui j’ai envie de commencer une nouvelle série d’articles qui te donne mes astuces toutes simples pour moins s’énerver, être plus relax avec ses enfants et surtout pour être entendue ! Ce sont des choses faciles à mettre en place, mais qui me permettent de gagner du temps et de l’énergie.

Être dans la bienveillance avec mes enfants me demande d’être avant tout bienveillante avec moi même. J’apprends à me respecter, à souffler, lâcher prise…

Plus tu les pratiques plus elles peuvent devenir une habitude et changer ton quotidien ! Le principe c’est surtout de ne se mettre aucune pression. Si tu as envie d’essayer fais-le quand tu y penses et « pas après pas » elles deviendront un réflexe !

Comment quitter l’aire de jeux sans que ça tourne à la crise ?

Est-ce que toi aussi tu as déjà vécu cette situation lorsque tu annonces à ton enfant : « C’est l’heure de partir ! On y va. »  Et la seule réponse que tu obtiens c’est un merveilleux : « NANNNNNNNN !! » ?? Tu répliques : « Dépêche-toi s’il te plait ! » (comme si le « s’il te plait » pouvait adoucir l’ordre…). Et en réponse tu obtiens toujours le même « NANNNNNNN!! ».

Afin d’éviter une magnifique crise, devant un par terre de parents observateurs, je préviens le plus souvent possible ma fille que nous allons partir bientôt :

« Alicia, nous allons partir bientôt, tu peux commencer à te préparer… »

Mais ça je lui annonce vraiment à l’avance (par exemple 10 minutes avant…) pour qu’elle puisse en profiter, car le secret est là : lui laisser le temps de se préparer !

Combien de fois ça nous arrive de ne pas vouloir arrêter quelque chose tout de suite alors que nous sommes en plein dans une activité importante ? Combien de fois nous demandons à nos enfants d’attendre que nous ayons fini ce que nous sommes en train de faire pour s’occuper de leur besoin ? Et bien nous pouvons faire pareil avec nos enfants et essayer de respecter leur rythme. C’est à moi d’anticiper notre départ pour lui permettre d’être prête quand j’ai besoin qu’elle m’écoute.

Je renouvèle mon annonce 5 min avant puis 2 minutes avant… Et enfin je lui annonce :

« Alicia nous partons, dès que tu es prête tu me rejoins à l’entrée ? »

La plupart du temps elle arrive sans que j’aie besoin d’attendre, si je l’ai bien préparé à l’avance.

La formule « dès que tu es prêt(e) » est utile pour susciter la coopération. Elle présente plusieurs avantages :

  • laisser du temps à l’enfant pour se préparer mentalement
  • le responsabiliser
  • rappeler à l’enfant que nous lui faisons confiance

Cette formule peut être utilisée dès 3 ans voire même un peu avant. Tu peux utiliser cette astuce pour n’importe qu’elle situation d’ailleurs où tu as besoin que ton enfant fasse quelque chose :

  • « Quand tu es prêt, je t’aide à t’habiller »
  • « C’est l’heure d’aller au lit, dès que tu es prêt, on y va ! »
  • « Nous passons à table dans 10 minutes, dès que tu es prêt(e), tu nous rejoins ».

Par contre cette formulation nous demande d’être prêt nous aussi à attendre… Si tu souhaites que ton enfant t’obéisse tout de suite à l’instant même où tu formules ta demande il y a énormément de chance pour que ça traîne et que tu t’énerves. Je parle par expérience, car OUI il y a des moments où je n’ai pas envie d’attendre car je suis hyper PRESSÉE, OUI il y a des moments où je suis vraiment FATIGUÉE et je n’ai pas la patience d’attendre… (Un peu comme nos enfants finalement…!) Et quand je suis impatiente je peux être vraiment exigeante voir même un peu dictatrice: « Tu m’obéis et c’est tout ! » ou « Je suis ta mère c’est moi qui commande ! ». Là je réalise bien souvent que je parle comme une enfant qui réclame son pouvoir de décider et que finalement je perds toute crédibilité… Je suis uniquement dans le contrôle et plus dans l’éducation.

Bien souvent je réalise que si j’étais un peu plus zen avec moi-même et un peu plus dans le lâcher-prise nous perdrions 5 min en termes de rapidité, mais elle et moi pourrions gagner 5 min de sérénité !

Donc avant tout aucune culpabilité surtout juste un peu plus de lâcher-prise… Quand on a la tête dans le quotidien, je suis bien d’accord que c’est difficile de prendre le recul nécessaire. C’est pourquoi le plus important c’est de procéder un pas après l’autre : quand j’y pense je le fais et les autres fois bien… ce n’est pas grave ! Maintenant j’arrive à le faire de plus en plus souvent et c’est tout ce qui compte pour mon bien-être et le sien !

Astuces bonus : Tu peux également ajouter une petite minuterie : je règle mon téléphone à l’heure où nous devons partir (ça c’est ce que je lui dis, mais je prends toujours 5 min d’avance pour être plus zen…) et je lui annonce que lorsque ça sonnera nous partirons, en faisant le décompte avec elle : « Plus que 3 min, plus que 1 min… ».

Que penses-tu de cette astuce ? Tu la pratiques déjà ? En as-tu d’autres ?

Dis-nous tout !

 

 

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